Le patrimoine du XXe siècle

Dans le Pays d'Art et d'Histoire Entre Cluny et Tournus, le patrimoine du XXe siècle se compose d'un patrimoine industriel ("la Manu" de Tournus), d'un patrimoine ferroviaire avec l'ancienne ligne de chemin de fer Mâcon/Chalon-sur-Saône transformée en Voie verte, d'un patrimoine hospitalier (Sanatorium de Bergesserin) et d'un patrimoine religieux dont le Carmel de Mazille.

 

Le sanatorium de Bergesserin 

Le patrimoine hospitalier dans le Pays d’Art et d’Histoire est représenté par les hôtels-Dieu de Cluny et Tournus ainsi que par le sanatorium situé dans la commune de Bergesserin.

Sanatorium de BergesserinLa construction des sanatoriums débute dans la seconde moitié du XIXe siècle pour endiguer les maladies pulmonaires. Les travaux s’accélèrent après la Première Guerre Mondiale, dans des lieux privilégiés, à la montagne ou sur les bords de mer,  loin de la pollution des villes. Le sanatorium de Bergesserin est ainsi bâti en hauteur dans un site forestier.

Les contraintes et irrégularités du site ainsi que les besoins spécifiques des malades ont conditionné l’architecture qui se voulait la plus rationnelle et fonctionnelle possible. Entièrement en béton, le sanatorium se compose de deux séries de bâtiments disposées perpendiculairement l’une à l’autre pour signifier visuellement les différentes fonctions attribuées à chaque espace.  La construction débute dès 1932 mais connaît un coup d’arrêt en 1939, tout au long de la Seconde Guerre Mondiale, pour être finalement achevée en 1946, par l’architecte Frédéric Bidaut. 

 

Le pont métallique de Fleurville

Le Pays d’Art et d’Histoire n’est pas uniquement jalonné d’églises romanes ! La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle ont aussi laissé son empreinte dans le paysage, notamment au gré des arrêts du chemin de fer. Le maillage ferré de la Saône-et-Loire a donné naissance à de nombreuses gares, ponts et autres ouvrages d’art tel que le pont métallique sur la Saône de Fleurville.Pont métallique de Fleurville

Construit en 1899, pour remplacer un pont suspendu des années 1830 devenu obsolète, le nouveau pont métallique s’inscrit dans le grand mouvement de l’architecture métallique rendue célèbre par Gustave Eiffel.

Ce pont permettait la liaison quotidienne entre Fleurville et Pont-de-Vaux , assurée par un tramway, surnommé familièrement par ses usagers « le tacot ».

Allant à une vitesse moyenne de 20 kilomètres heure, le tacot servait de ramassage scolaire, en plus de la desserte locale. La ligne de tramway est finalement suspendue en mai 1936.