Le patrimoine vernaculaire

Le patrimoine vernaculaire, ou "petit patrimoine", du Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus est marqué par la pierre issue du sol calcaire. Rythmant les constructions par ses couleurs oscillant entre le rosé, l’ocre ou le gris, elle est largement utilisée pour les murs, toits, murets, ponts, voire quelquefois pour le pavage des chemins.

Les murgers 

Murets en pierres sèches, ils sont formés à partir des pierres retirées des terres cultivées. Ils permettaient de séparer les parcelles et de retenir la terre. Principales composantes paysagères du vignoble avec les cadoles, les murgers sont de moins en moins entretenus, faute de temps, de moyens ou de connaissances techniques.

Les cadoles 

Cadole des Crêts dans le village de Plotte De formes carrées, rondes, construites indépendamment ou insérées dans un mur de pierre sèche, les cadoles font partie du paysage du Pays d’Art et d’Histoire Entre Cluny et Tournus et, même, de l’imaginaire touristique de la Bourgogne. Variété de formes et variété de noms aussi … Les cadoles sont des cabanes en pierre sèche qui étaient utilisées principalement par les vignerons pour conserver leur outillage, surveiller les vignes ou s’abriter lors du mauvais temps.

Aujourd’hui, alors que la végétation envahit ces petites cabanes, plusieurs associations et offices de tourisme restaurent régulièrement des cadoles. L’association Les Cadeules de Martailly a, quant à elle, repéré 120 cadoles sur le territoire de la commune. Quant au Pays d’Art et d’Histoire Entre Cluny et Tournus, les cadoles ont été, lors de l’année scolaire 2011-2012, un des thèmes de travail d’une des classes du RPI Plottes-Ozenay.

Les fours à pain

Au Moyen-Age et jusqu’à la Révolution française, l’usage de la plupart des fours à pain par la population était soumis à une redevance due au seigneur laïc ou ecclésiastique. En effet, le four banal était la propriété du seigneur qui se devait d’entretenir l’équipement. Au-delà du four, ces banalités pouvaient aussi porter sur les moulins ou les pressoirs et restèrent en vigueur jusqu’à la Révolution française. Après la Révolution, les fours à pain ont été privatisés ou sont devenus communaux, gérés, entretenus et utilisés par la communauté … devenant ainsi des lieux de sociabilité, comme le lavoir ou la fontaine publique par exemple.

Les fours à pain peuvent être des édifices autonomes ou accolés à des bâtiments. Photographie du four à pain du village de BlanotLorsqu’ils se situent à l’extérieur, un appentis permet souvent de protéger du vent. Plusieurs éléments se retrouvent dans tous les fours à pain : la voûte avec sa couverture en lave, la sole où brûle le bois et cuit le pain, la gueule ou la bouche donnant accès au four.

Aujourd’hui, de nombreux fours à pain ne fonctionnent plus, rendus inaccessibles par la végétation grandissante ou détruits en partie par manque d’entretien. Plusieurs associations du territoire en ont déjà restauré ou sont sur le point de lancer des travaux. Des fêtes du pain ou des journées de cuisson de pain ou de pizza animent régulièrement dans les villages ces fours à pain restaurés. Des communes choisissent aussi d’investir dans la restauration de ce petit patrimoine. Ainsi, la commune de Blanot a racheté et restauré le four à pain situé au centre du village. Il fut inauguré en 2000 lors des Journées du Patrimoine de Pays qui ont lieu annuellement au mois de juin.

 Les maisons rurales traditionnelles 

Une galerie ouverte abritée par un avant-toit, surmontant les arcades du cellier et accessible par un escalier en pierre, un pigeonnier carré … La maison rurale traditionnelle utilise ces éléments, tout en jouant sur des variations de disposition ou de taille.