Des richesses patrimoniales immenses

Dans l'Antiquité

Situé en territoire éduen (un des peuples gaulois installé en Bourgogne), entre deux cités importantes (Chalon et Mâcon), l’activité commerciale se développe le long de la Saône, tandis que l’élevage et l’agriculture s’intensifient en arrière pays, de même que la mise en place d’un réseau routier. Légions et commerçants romains, profitant de la Via Agrippa, transitent par le territoire, s’y installent.

Au Moyen-Age

À partir de l’époque mérovingienne, le territoire connaît  des conflits d’intérêts entre les différents pouvoirs. Des tours et des châteaux forts sont construits alors que la vie monastique s’intensifie. En 875, les moines de Noirmoutier arrivent à Tournus apportant, avec eux, les reliques de saint Philibert. En 910, l’abbé Bernon est chargé par Guillaume, duc d’Aquitaine, de fonder à Cluny un monastère placé sous la protection directe de Rome. Rayonnant dans l’Europe entière, les moines clunisiens encouragent la construction de doyennés, prieurés et églises jusque dans les plus petits villages. Territoire hautement symbolique, il devient dès le XIIe siècle un enjeu politique important entre le pouvoir royal, le duché de Bourgogne, les comtes de Mâcon et de Chalon et d’autres seigneurs.

A l'époque moderne

Aux XVe et XVIe siècles, le sort du territoire est lié aux nombreuses tractations matrimoniales ou alliances politiques, dès la mort de Charles le Téméraire. Les guerres de religion provoquent pendant près de quarante ans une série de pillages qui ravagent la région et les églises. Grâce au négoce, la richesse s’accroit à partir du XVIIe siècle : les grands propriétaires construisent des châteaux de plus en plus accueillants, des manoirs, relais de chasse pendant que les fermiers agrandissent leurs fermes. 

Après la Révolution française

Le territoire n’a pas échappé aux périodes troublées de la Révolution. Après les lourdes pertes militaires de la Révolution, le territoire connaît une période de croissance démographique, assortie d’une reprise de l’agriculture et d’une extension de la viticulture. Les routes sont refaites, les voies d’eau aménagées. Le tournant du XIXe siècle coïncide avec l’apparition du phylloxéra. Le territoire perd une partie de sa population. Pour limiter l’exode rural, l’industrialisation se développe sur les marges. Néanmoins, le territoire reste encore aujourd’hui à dominante rurale.